Archives : septembre, 2006

AE ‘06 - Backstage

Jeudi, septembre 21st, 2006

Business&InnovationEt voilà une édition Apple Expo de plus à mon actif. C’est ma troisième participation a l’événement du côté exposant de la force. J’ai posé ma candidature pour Apple Expo 2004 en tant que développeur, merci à Olivier d’ailleurs d’avoir appuyé ma demande auprès du responsable du stand sur lequel je voulais travailler : Developer & Innovation. Je souhaitais mettre à contribution mon expérience de développeur et répondre aux questions de jeunes Geeks (vous noterez la majuscule) souhaitants découvrir les méandres obscures du développement sur Mac OS X. En fait, faute de satisfaire ces cervelles encore vierges de toute pollution fruitée, mon rôle était essentiellement de présenter les offres ADC (abonnements développeurs) et éventuellement de faire souscrire les badauds. Vaine tentative de réveiller mon coté commercial/marchand de tapis, j’ai cependant fait de mon mieux !

L’année suivante s’est révélée un peu plus technique, à ma grande satisfaction , et à celle de ces sympathiques barbus pas encore lobotomisés à coups de GPL et de “capuecpaslibre” assenés par certains enurgumènes en sandales. C’est cette année que j’ai fait plus ample connaissance avec Nicolas, Arnaud et bien sûr Julie, personnages haut en couleur, entre l’humour incompréhensible, deux-de-tension, et j’apprend à parler français, je vous laisse imaginer la fine équipe.

Fine équipe que nous retrouvons cette année sur le même stand, pour l’occasion renommé “Business & Innovation” (tout un symbole, et vaste débat), vous noterez la disparition de “Developer” au profit de “Business” et c’est effectivement assez représentatif du stand cette année. A mon grand regret donc, plus de stand pour accueillir les développeurs, certaines personnes bien renseignées parvenaient cependant à dégoter l’un de nous susceptible de répondre à ses questions.

Malgré tout, ce fût une semaine exceptionelle, sans rien de particulier à faire, mais tout le temps à faire quelque chose, entre les badges à refaire, jouer les interprètes pour les exposants ne parlants pas un mot de français, arriver à recharger une mobicarte pour ces mêmes personnes, et permettre aux autres d’envoyer des emails, c’est ce qu’on appelle “l’éventail de compétences™” que nous avons su mettre à profit du “Business” qui s’est fait sur le stand :-)

J’espère donc avoir le privilège d’être de nouveau présent l’année prochaine pour de nouvelles aventures !

Apple Expo 2006

Mercredi, septembre 20th, 2006

AE2006Et voilà, encore une Apple Expo qui s’achève, ce qui m’amène à réagir à mon tour sur la fréquentation, le contenu, et l’avenir. La complainte la plus courante concerne sans doutes l’iPod qui a pris une place phénoménale depuis quelques année, les nostalgiques de l’Apple Expo d’il y a 10 ans ne peuvent que regretter cette association Apple/iPod, au détriment des ordinateurs. Mais essayons de rester pragmatique : l’iPod est une source de revenus considérable pour la pomme, il est normal de lui accorder la place qu’il mérite dans le salon (pas le votre, çà, ça tombe sous le sens !). Il va donc faloir vivre avec. Ces dernières années, Apple a misé sur l’iPod pour se refaire une santé, et on ne peut que constater la réussite de ce pari et en accepter les effets.
Et puis les méthodes de communication ont changé, on ne peut plus communiquer comme il y a dix ans. En ce temps là (!!!) l’Apple Expo était la messe du Mac, on y voyait les dernières nouveautés, les monstres de puissance que l’on pouvait enfin toucher, tester… Aujourd’hui, on regarde les news sur Internet, on sait d’avance ce qui va arriver, les comparatifs de puissance foisoinnent, bref, il n’y a plus l’effet de surprise que l’on pouvait avoir et Apple (et les autres) se sont adaptés. On touche donc le grand public, on lui vend de la musique, des films, et les iPod qui vont avec, le modèle marche, c’est une réussite financière, on ne peut pas satisfaire tout le monde.

Le grand public se retrouve donc porte de Versailles, tels des parasites nécessaires et donc tolérés par les puristes que nous sommes, ces nouveaux visiteurs flânent dans les allées, adressants parfois un regard moyennement intéressé sur ces magifiques machines à robe noire que sont les nouveaux MacBook, en se demandant ce que ce truc peut bien faire de plus que son pécé. C’est donc à nous de nous adapter, accepter cette mutation, et ne pas oublier qu’Apple reste Apple : Un constructeur à part aux machines design, et aujourd’hui très abordables. Un éditeur de logiciels dont rares sont les gens à ne pas admettre les qualitées : ergonomiques, simples et puissants. Le créateur du Mac OS X que nous connaissons aujourd’hui comme un système agréable, fiable, ne nécessitant pas l’armée de firewall et d’antivirus indispensables à notre voisin d’en face. Bref, n’oublions pas tout ceci, et saluons tout de même la prouesse d’avoir réussis à capter une nouvelle population d’utilisateurs, et que cette réussite n’est pas sans rayonner de manière positive sur le reste de la gamme.

Longue vie à Apple Expo, et rendez-vous l’année prochaine pour encore plus d’innovation, même si nous ne nous sentons pas directement concernés par “l’entertainment” ou quoi que puisse être le nouveau fer de lance de notre marque préférée.

WebObjects, décidément à part…

Dimanche, septembre 3rd, 2006

WebObjectsLe secret le mieux gardé d’Apple, comme on le désigne si souvent, est sans doutes WebObjects. Ce serveur d’applications web racheté en même temps que la société NeXT par Apple ne semble jamais avoir connu la renommé qu’il méritait. Depuis plus de 10 ans, WebObjects aurait pu profiter d’une avance technologique consédirable sur ses concurrents (qui sont arrivés plus tard sur le marché). Mais voilà, les voies du seigneur étant impénétrables, nul ne sait pourquoi Apple n’a pas profité de cette avance pour lui donner la position de leader qu’il mériterait aujourd’hui.

Certes, depuis l’iPod, l’utilisateur (le “end-user”) semble être la cible privilégiée de Steve Job, et d’Apple, confirmant ainsi la marque le marché grand public. La présence d’Apple sur le secteur de l’entreprise se résumait à Mac OS X Serveur… et WebObjects, ce qui en faisait un produit à part dans le catalogue logiciel.

À part, mais bel et bien pourvu des atours qui ont faits la réputation de la pomme. WebObjects est un outil novateur, original, à la fois simple et puissant, bref, il ne déteint pas dans le paysage.
Les années passent, et les évolutions du pionnier du web se succèdent, sans jamais bousculer le marché, et laissant place à la concurrence (WebSphere, WebLogic, JBoss, Tomcat…).

Puis, récemment, Apple décide d’abandonner les outils de développement pour se consacrer au “coeur” du produit, le serveur d’application en lui-même. Cette décision, curieusement bien accueillie par la communauté de développeurs, implique que les outils jusqu’alors maintenus par Apple devront être créés par la communauté OpenSource. Apple transforme donc une suite complète de développement web, dont les outils graphiques constituaient l’un des principaux interêts, en un produit purement “serveur” dont le salut dépend de la communauté. C’est un peu comme iLife ou iWork sans les thèmes livrés par défaut.
Car je reste persuadé que ce qui a attiré les gens vers cette plateforme, ce sont les outils graphiques associés pour la conception des bases de données et la conception des pages web; avec quelle facilité on construisait une application liée à une base de données, en quelques clics.

Apple a toujours livré des solutions autonomes, prêtes à l’emploi, indépendantes. C’est ce qui fait aujourd’hui de WebObjects un produit à part, dépendant du bon vouloir des utilisateurs pour fournir des outils. On connait la qualité des logiciels pour MacOS X, les outils de développement pour WebObjects sont maintenant vieillissants, et je me faisait une joie d’accueillir une version 6 de WebObjects, avec de nouveaux outils graphiques, basés sur WebKit par exemple.

Il va donc faloir se contenter de Eclipse et WOLips car objectivement, il faut bien admettre que XCode est un environnement médiocre pour le développement d’applications WebObjects : les outils de design de base de données sont buggés, et l’édition de code Java sous Eclipse s’avère nettement plus commode.

Il faudra donc en passer par là pour continuer à travailler avec WebObjects, ou bien se tourner vers des alternatives peut être plus prometteuses comme Ruby on Rails, d’ailleurs livré en standard dans la prochaine évolution de Mac OS X (Leopard).

Il reste encore une chance de voir un jour WebObjects ressuciter de ses cendres et devenir le meilleurs serveur d’applications web opensource, et rivaliser à nouveau avec les leader du domaine, mais ceci ne dépend plus de Apple, à moins que le vent tourne…