Supériorité des lecteurs de presse payante
Vendredi, décembre 2nd, 2005
Si ce blog devient un jour célèbre, il faudra que je remercie l’auteur de ce billet, que je ne lirai peut être jamais en entier, mais qui m’a rappelé qu’il existe toute sorte de gens, y compris cette catégorie de personne qui se sait supérieure aux autres, et qui n’hésite pas à le (dé)montrer.
A la lecture de ce billet, j’ai appris que les lecteurs matinaux de quotidiens gratuits (20 minutes, Métro…) constituent une masse méprisable de personnes, incapables de toute sorte de jugement personnel, de discernement, et tout juste bons à avaler ce qu’on leur raconte dans les magazines et en faire la propagande à la machine à café ; le tout narré par un être de toute évidence supérieur, exposant son opinion comme une vérité, d’une manière qui ne laisse pas de place au débat ou à la contestation.
J’ai souhaité réagir car je considère cette attitude inquiétante dans la mesure ou un des effets est de banaliser l’intolérance, la fermeture d’esprit, et la contestation par principe de tout ce qui n’est pas “moi” ou que je n’ai pas choisi. Un rôle parfaitement tenu par Desproges en son temps ou d’autres humoristes comme Bedos ou Dupontel… La finesse en moins, la critique gratuite en plus, ce qui selon moi, en retire toute justification ou intérêt.
Il est toujours plus facile de contester que de se remettre en question. C’est aussi un peu la logique du verre a moitié vide ou à moitié plein : Plutôt que de s’interroger de manière positive sur le succès de ces quotidiens gratuits, l’auteur de ce billet préfère imaginer une caricature taillée à la hache, grossièrement basée sur ce que l’auteur voit de pire en ses congénères. On est tellement biens dans cette bulle qui fait de nous un être différent, au dessus de la médiocrité populaire, répandant notre jugement à des gens qui pour la plupart ne prendront pas la peine d’y réfléchir, et se contenteront de sourire à lecture des grossièretés faciles et injustifiées.
En ce qui me concerne, je me serai peut être demandé ce qu’auraient fait ces gens s’il n’avait pas ce journal entre les mains : Certains seraient peut être restés les mains vide, à attendre que le temps passe, d’autres liraient peut être un roman, ou un magazine. Ces gens ont peut être cédé à la facilité, celle de se saisir au passage de quelques pages qui agrémenteront les quelques minutes de transports, sans avoir à transporter un livre et se concentrer sur un roman. Certains se diront peut être qu’à la lecture des nouvelles, ils auront peut être un point de vue différent de la rédaction de France 2 ou TF1. D’autres se disent que avant, l’actualité ne les intéressait pas, c’est toujours mieux que rien. Ou encore ceux, plus méthodiques, qui retiendront les sujets et se feront leur revue de presse en arrivant au bureau.
Bref, tout ceci pour dire que rien n’est jamais tout blanc ou tout noir, que le bénéfice du doute est un grand pas vers la tolérance, et qu’on est toujours le con d’un autre
P.S. Tout ceci n’engage que moi, bien évidemment, __est__ sujet à contestation !